Où cours-je ? Qui fuis-je ? A quoi sers-je ?
- Mar 2
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Plus sérieusement : je suis frappée par le nombre de jeunes professionnels autour de moi qui sont prêts à lâcher un job stable, aligné avec leurs études, pour se tourner vers une activité jugée moins prestigieuse (voire carrément bizarre) par la société — et souvent moins rémunératrice.Le critère évolue : les jeunes (et les moins jeunes) demandent de plus en plus un travail qui a du sens, qui parle à leur désir profond, pas seulement à leur compte en banque.Ajoutez à cela un monde plein d'incertitudes, et nous voilà collectivement en train de reposer les grandes questions philosophiques :Dans quel sens vais-je ? (quelle direction)Et quel est le sens de ce que je fais? (quelle signification)Les deux « sens » du sens, en somme !
Ce que j’observe dans mes accompagnements, c’est que si certaines personnes ont une idée de ce qu’elles pourraient faire, d’autres savent surtout qu’elles ne veulent plus de ce qu’elles font actuellement — sans avoir la moindre idée de ce qu’elles veulent à la place. Mais ce n’est pas grave : c’est même une étape.Et si nous sortions de la logique du « bon choix » ?Ce fameux choix définitif, parfait et sûr. La vérité, c’est que votre voie est une succession d’ajustements, pas une décision unique.Passer de « Qu’est-ce que je dois faire ? » à « Qu’est-ce que je veux explorer maintenant ? » enlève déjà beaucoup de pression. Alors pour vous mettre en jambe avant de parler « mission de vie » (d'ailleurs une mission ça se reçoit, ça ne se fabrique pas — puisqu’elle est déjà là quelque part en vous), je vous propose 3 exercices d’échauffement :
1 — Observez ce qui vous appelle (pas seulement ce que vous savez faire)Les compétences viennent du passé, les attractions pointent vers le futur.Questions utiles :
Quels sujets me fascinent depuis longtemps ?
Quelles situations me donnent de l’énergie ?
Qu’est-ce qui me touche esthétiquement ou émotionnellement ?
(Indice : si vous perdez la notion du temps quand vous faites/écoutez/lisez… à ce sujet, c’est probablement un appel.)
2 — Testez (version « peintre qui essaie des couleurs »)Avant de « choisir sa voie », on peut tester des fragments de voie, sans engagement, sans rupture conventionnelle, sans dramatisation.Demandez-vous :→ « Qu’est-ce que je peux essayer simplement pour voir ? »Exemples de micro-explorations :
assister à un atelier,
interviewer quelqu’un qui fait ce métier,
tester un hobby 1h/semaine,
faire un mini-stage d’observation,
suivre un module de formation.
Ce n’est pas un plan de carrière, c’est un laboratoire.
3 — Rêvez et visualisez à l'aide d'un “tableau de fascination”
Matériel : un dossier physique ou digital (simple, joli, comme vous voulez)
Objectif : collecter tout ce qui vous attire, sans justification rationnelle.
Vous pouvez y mettre des images (lieux, métiers, gestes, outils, animaux, éléments naturels…) des mots, des citations…
Mélangez le symbolique et le concret, autorisez-vous le contradictoire, l’intuitif.
Ensuite, quand vous avez 20 à 30 éléments, faites émerger :
✔ des thèmes
✔ des milieux naturels
✔ des valeurs
C’est souvent étonnamment clair, et ça contourne le piège du mental qui veut tout contrôler.
On ne trouve pas sa mission en y pensant plus fort.
On la découvre en s’accordant l’espace pour l’écouter.




















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